Impôts : les bonnes et mauvaises surprises en 2024

Concernant les impôts, l’année 2024 apportera de nouveaux changements, de bons et de mauvais pour les contribuables. Informez-vous sur votre cas. Voici toutes les informations.

L’année 2024 apportera de nouveaux changements, sur plusieurs fronts. Et comme beaucoup s’y attendaient, cela concernera également les impôts. Cependant, ce ne sera pas une bonne nouvelle pour tous les contribuables. Découvrez ici quels changements vous concernent. Voici les détails.

Impôts : Des changements pour les propriétaires #

L’année 2024 risque de ne pas commencer sous les meilleurs auspices pour les propriétaires. En effet, les nouvelles règles prévoient une nouvelle augmentation de l’impôt fonciers. Celle-ci correspondra à la « valeur locative », multipliée par 3,9 pour cette année.

En fait, cette valeur augmente automatiquement chaque année en fonction de l’IPCH, l’indice des prix harmonisés. Il est donc probable que le loyer annuel moyen par appartement s’en trouve affecté. Celui-ci pourrait effectivement passer de 889 euros (en 2022) à 989 euros. Cela sans prendre en compte la hausse des prix.

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Pour les propriétaires de meublés Airbnb, en revanche, la nouvelle sera bonne. En effet, on n’appliquera pas encore les nouvelles règles des les sénateurs. Leur impôts devait en principe être réduit de 30%, soit environ 15 000 euros sur leurs revenus. Toutefois, une nouvelle instruction a induit l’application des règles antérieures, c’est-à-dire d’un amortissement de 50 %. Ce qui correspond précisément à 77.700 euros.

La nouvelle règle pour leurs impôts n’entrera donc pas encore en vigueur pour 2024. Pour l’instant, aucun changement n’est prévu. A condition bien sûr que les sénateurs ne s’opposent pas à cette nouvelle règle.

Une perte pour les abonnés au gaz et à l’électricité #

Malheureusement pour les clients du gaz et de l’électricité, cela augmentera également limpôts sur la consommation. Cela correspond à un taux de 0,016 euros par Kwh, soit en moyenne 130 euros par an. Une mesure prise par le gouvernement pour atténuer le coût pour l’Etat du bouclier électrique. Celui-ci, rappelons-le, a atteint la somme de 9 milliards.

Initialement, la taxe était fixée à environ 0,32 euro par kWh. Cependant, l’économie française a connu une hausse suite à l’inflation depuis 2022. Ce qui a obligé le gouvernement à abaisser le taux à 0,001 euro par kWh. Pour cette année, le nouveau taux entrera en vigueur en février.

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Il en va de même pour d’autres impôts comme la taxe sur la consommation de gaz. Ainsi, alors qu’elle ne s’élevait qu’à 0,008 euro par kwh, le prélèvement maximal passera à 0,016 euro par kwh.

Selon le gouvernement, le taux d’accise initial appliqué aux impôts était trop faible par rapport au taux applicable à l’électricité. Cependant, ils expliquent que cela ne correspond pas aux objectifs climatiques fixés. Cela consistait à réduire la consommation de gaz, et à se tourner vers une solution moins polluante : l’électricité.

Impôts : Des changements pour l’IR #

Pour les personnes dont on déduit le salaire de leurs impôts sur le revenu, la nouvelle est tout aussi bonne. En effet, comme pour 2022, on indexera le barème des impôts pour 2024 sur l’inflation. Ainsi, la base d’imposition des célibataires sans enfant passera de 10 777 € à 11 294 euros. Pour les autres, la base imposable sera de 28 798 euros. Auparavant, elle était de 27 478 euros.

En outre, à partir de 2024, les impôts des ménages dont la situation économique reste inchangée auront une nouvelle base. Notamment ceux n’ayant pas eu d’augmentation de revenus. Parallèlement à cela, les ménages ayant eu une augmentation de revenus au même rythme que l’inflation, le taux d’imposition restera le même.

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