Envie de changement du côté des cheveux ? Avant de sauter le pas, prenez quelques minutes pour clarifier votre projet. Une première coloration capillaire se décide rarement sur un coup de tête : le résultat dépend de votre base, de vos habitudes et de l’entretien que vous êtes prête à assumer ensuite. Pour voir ce qui existe côté professionnel et repérer un salon près de chez vous, la page coloration capillaire de L’Oréal Professionnel rassemble les gammes et un outil de recherche de salon.
Qu’est-ce que vous voulez changer, exactement ?
La question paraît évidente ; elle mérite pourtant une vraie réponse. Masquer quelques cheveux blancs, redonner de l’éclat à une couleur ternie, s’éclaircir de deux tons ou passer carrément du brun au blond : derrière le mot changement se cachent des projets très différents, qui ne demandent ni le même temps ni le même suivi.
Un éclaircissement important se construit souvent en plusieurs étapes, que le coloriste ajuste selon votre base de départ. Un changement discret peut se faire en un seul rendez-vous. Pour y voir clair, rassemblez des photos de teintes qui vous plaisent et demandez-vous ce qui vous attire dans ces images : la couleur elle-même, ou l’effet d’ensemble d’un visage et d’une coupe qui ne sont pas les vôtres. Cette petite distinction évite bien des déconvenues devant le miroir.
Partez-vous d’une base vierge ou déjà colorée ?
Deux clientes peuvent demander la même teinte et ne pas suivre le même chemin. Sur des cheveux jamais colorés, le coloriste travaille à partir de votre couleur naturelle. Sur des cheveux déjà colorés, même il y a longtemps, même sur quelques centimètres seulement, cet historique pèse sur le résultat, et il vaut mieux le connaître à l’avance.
Signalez aussi les colorations végétales et les hennés, même anciens : ils font partie de l’histoire de vos cheveux, et le professionnel en tient compte dans son diagnostic. Les cheveux blancs, eux, ne réagissent pas comme le reste de la chevelure ; dites aussi quelle part ils en représentent. Toutes ces informations méritent d’être données telles quelles, sans les minimiser : plus le coloriste en sait, plus son conseil est fiable.
L’entretien : le point qu’on oublie le plus souvent
Une couleur n’est jamais acquise. Les racines repoussent, la teinte évolue au fil des shampooings, et cet écart se voit d’autant plus que la couleur obtenue est loin de votre base naturelle. Avant de vous lancer, demandez-vous combien de temps vous consacrerez à l’après : retouches de racines, produits d’entretien, rendez-vous réguliers au salon.
Le rythme exact dépend de la teinte choisie et de votre pousse, et son coût aussi. Posez les deux questions dès le premier rendez-vous : mieux vaut savoir ce que la couleur demande, en temps et en argent, avant de la porter que de le découvrir après coup.
Ce qui vaut la peine d’être dit au coloriste
Le rendez-vous commence avant la coloration, dans la conversation. Pour qu’elle vous soit utile, arrivez préparée :
- des photos choisies pour la teinte, pas pour le modèle ;
- l’historique de vos cheveux, colorations classiques comme végétales ;
- le temps que vous consacrez réellement à votre chevelure au quotidien ;
- vos questions : résultat réaliste depuis votre base, durée de la séance, rythme des retouches, moyens de revenir en arrière si le résultat vous déçoit.
Cette dernière question se pose à voix haute, sans gêne. Certains éclaircissements s’assument longtemps, et mieux vaut le savoir avant la séance qu’après.
Les précautions à garder avant de commencer
Pour mieux comprendre les informations présentes sur les emballages, la DGCCRF propose un point sur l’étiquetage et la sécurité des produits cosmétiques.
Que la séance ait lieu en salon ou à la maison, la notice n’est pas une lecture optionnelle : suivez intégralement les étapes indiquées, ainsi que le test d’alerte allergie prescrit, dans les délais qu’il prévoit. Ce test ne garantit pas l’absence de réaction ; il aide à repérer une sensibilité avant l’application. Ne le sautez pas, même si vous avez déjà utilisé un produit colorant par le passé.
Ne le confondez pas avec le test de mèche, qui sert à prévisualiser le rendu de la couleur sur une mèche discrète : le test d’alerte renseigne sur la tolérance, le test de mèche sur le rendu. En cas de doute sur l’un ou l’autre, redemandez conseil avant d’appliquer quoi que ce soit.
Une première coloration réussie doit peu au hasard. Elle vient d’un projet clair, d’une base bien comprise, d’un entretien anticipé et de précautions respectées. Avec ces réponses en tête, vous saurez ce que vous demandez et comprendrez ce qu’on vous propose, et le reflet obtenu aura d’autant plus de chances de ressembler à celui que vous aviez imaginé.